Guerre de 1812people

La confédération Creek


Premières Nations

Un discours, prononcé en 1816 par Andrew Jackson, à la nation Creek

Le sud durant la guerre de 1812

Redoutant des attaques des Bâtons rouges, les colons blancs commencèrent à se rassembler dans des retranchements de fortune pour se mettre à l’abri. Un de ces groupements, réfugié dans le fort Mims, subit une attaque des Bâtons rouges, en août 1813, malgré la présence d'une importante troupe de guerriers du Lower Creek. Ce fut un raid brutal et sanglant au cours duquel plus de deux cent cinquante civils et un grand nombre de Creeks, périrent. L'attaque indigna tellement le public américain qu'il fît pression sur le gouvernement pour que celui-ci s’engage fermement à mettre fin à la guerre des Bâtons rouges.

Mais le gouvernement des États-Unis ne pouvait guère prendre les grands moyens contre les Bâtons rouges, son armée étant occupée par la guerre aux frontières nord. Par conséquent, ce fut la milice d'État qui dut s’occuper du problème, aidée, tant bien que mal, par le gouvernement fédéral sur le plan de la logistique et de l’approvisionnement. Les opérations de la milice connurent d’énormes problèmes de communications et d’approvisionnement. Les hommes n’étaient engagés que pour de courtes périodes ; la planification à long terme était donc presque impossible. Mais la plupart de ces hommes avaient beaucoup investi dans ces terres, et ils n'avaient pas l’intention d'en être chassés de sitôt. Andrew Jackson, un général important de la milice du Tennessee occidental, profita de cette détermination et, après des efforts considérables, réussit à transformer ces unités de milice en une force bien organisée.

Au printemps de 1814, après des mois d’escarmouches sans lendemain, Jackson se retrouva en position de lancer une attaque organisée contre le camp fortifié des Bâtons rouges, à Tohopeka. Jackson prit le camp d’assaut le 27 mars ; à la tombée de la nuit, huit cents guerriers bâtons rouges étaient morts. Cette défaite, devenue célèbre sous le nom de bataille de Horseshoe Bend, peut être comparée à la chute de Tecumseh à la bataille de la Thames. Quelques douzaines de guerriers bâtons rouges réussirent à s’enfuir en Floride, mais la guerre pour leur indépendance était, à toutes fins utiles, terminée.

En guise de récompense, Andrew Jackson se vit conférer un grade d’officier dans l'armée régulière des États-Unis et le commandement du territoire de la Louisiane. Avant d’aller combattre les Britanniques débarqués dans le Pensacola espagnol, il fut invité à préparer le traité de paix entre les Bâtons rouges et les États-Unis. Il rassembla tous les chefs creeks. Comme aucun Bâton rouge n’avait pu être trouvé, tous les chefs qui étaient présents avaient été ses alliés. Le traité qu'il leur présenta au fort Jackson ne faisait absolument aucune distinction entre les Bâtons rouges et les Creeks alliés aux Américains; le texte déclarait qu’il incombait à la nation Creek tout entière de céder des terres se chiffrant à vingt-trois millions d'acres. Les chefs creeks restèrent stupéfaits, mais Jackson déclara que le traité n’était pas négociable et il les avertit que " tout refus de se conformer à ces ordres serait sévèrement puni. "

Cette duperie de la part de Jackson et de l'armée des États-Unis incita plusieurs des anciens alliés creeks à se rallier à la cause des Bâtons rouges ; certains sollicitèrent même l’aide des Britanniques. Mais la guerre anglo-américaine se termina avant qu'ils ne puissent profiter d'une telle alliance. Quelques-uns de ces Creeks et Choctaws, qui avaient été trahis, allaient rencontrer Jackson à nouveau, lors de la première guerre Seminole, en se battant pour défendre le territoire cédé en Floride.

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